Jonathan Omar et Lional Dinis Salazar

France
Crystal Palace
Vases et Lampes Vases and Lights

 
 

Par la combinaison d’une base standardisée et d’un décor aléatoire, le procédé de fabrication engendre une collection précieuse de miroirs, lampes et vases uniques. Le squelette des objets s’inspire des trames de modélisation numérique, il est produit en série par un système d’impression 3D désormais courant, un laser commandé par ordinateur fait durcir de la poudre abs provoquant une réticulation. Le résultat est invariablement identique à chaque commande. Ce treillis poreux est ensuite plongé dans une solution chargée de sels d’alun qui s’agglomèrent lorsque la température du liquide chauffé redescend. De l’eau trouble l’artefact émerge lentement à mesure que les cristaux non fixés se précipitent dans le fond du bain, et l’allusion aux fouilles archéologiques pointe à travers ce processus de lente découverte et d’incertitude. Cette évocation est réactivée par le dessin du vase, choisi symboliquement pour représenter la production artisanale humaine ; il reprend les archétypes des contenants antiques, telle l’amphore et la jarre. Il est colonisé par les excroissances minérales qui en modifient l’aspect à la manière des concrétions sous-marines sur les trésors perdus. La lampe est fabriquée selon le même principe, à partir d’un maillage en anneau ovale dont la lumière révèle l’ossature. Pour le miroir, la surface réfléchissante est abrasée par endroits, permettant aux sels de s’y accrocher.

Jonathan Omar et Lionel Dinis Salazar sont nés en 1989, ils sont respectivement diplômés de l’École Nationale Supérieur des Arts Décoratifs de Strasbourg et de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Ils sont installés à Paris où ils ont fondé Döppel Studio.

 

Through the combination of a standardised base and a random decor, this process of production creates a precious collection of mirrors, lamps, and unique vases. The objects’ skeletons take their inspiration from the grid lines of numerical modelisation. They are mass produced using the now common system of 3D printing, where a computer controlled laser hardens an abs plastic powder provoking a reticulation. The results are invariably identical for each order. This porous mesh is then plunged into a charged solution of aluminium salts which aggregate as the temperature of the heated liquid cools. From a cloudy water the artefact emerges slowly as and when the non fixed crystals fall to the bottom of the bath, thus an allusion to archaeological digs arises out of this slow process of discovery and uncertainty. This evocation is revived in the creation of a vase, chosen symbolically to represent human craftsmanship; it reiterates the archetypes of ancient containers, such as amphora and urns. It is colonised by the mineral excrescences which modify its appearance in a fashion similar to underwater concretions on lost treasures. The lamp is created following the same principle, starting with an oval ring mesh where the light reveals the framework. For the mirror, the reflective surface is worn away in places, allowing for the salts to adhere.

Jonathan Omar and Lionel Dinis Salazar were born in 1989, they are graduates respectively from the École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs in Strasbourg and the École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs in Paris. They both live in Paris where the have founded Döppel Studio